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Dernier haïku dans Hydrea:
le cercle d’amis
la place que je retrouve
le bon feu de joie

 

20 octobre : Après la prestation télévisée de notre président, voici une exploration de notre catéchisme politique :

ainsi soient-ils

premier de cordée
deuxième d’escouade
troisième de défilé
quatrième de parade
cinquième de procession
sixième de file
septième de queue
huitième de troupeau
neuvième d’exode
dixième de convoi
onzième de peloton
dernier d’exécution

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Dernier texte dans le recueil Vagabondages (17 octobre) :

La bréhaigne

La bréhaigne
Connaît chaque source
A remonté chaque névé
Guidé les éterlous par les sentes de vertige
Les a rassurés chaque jour de tempête quand sifflaient les aiguilles de givre
Leur a montré comment d’un bond flamboyant s’envoler de roc en roc riant du fusil dont l’écho déchire la paix de l’alpage

Ce matin
Le soleil est noir
Les blocs roulent sous le sabot
Elle pose un genou pour reprendre un peu son souffle
Voit légers les cabris passer déjà la cime et la harde s’éloigner sans bruit

Autour d’elle
Les monts immobiles
Le fredon serein des cascades
Au violet du ciel le cercle magique de l’aigle

La bréhaigne
N’a pas une plainte
Elle agenouille sa souffrance

La joubarbe
Frôle son museau

Le vent passe

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Dernier texte dans le recueil Ouvrir (11 octobre) :

La boule qui fond

Quand Freluquet sollicita les suffrages de la nation,
Moins d’un quart en le choisissant dirent croire à son babillage.
Quand deux tiers, en votant pour lui, refusent gangrène et carnage,
Fier, dédaigneux, il se prétend porté par vaste approbation…

Voilà celui qu’on n’aime guère
Parce qu’il ne nous aime pas,
Qui fait manger notre repas
Par les Maîtres qui nous font guerre.

O Freluquet !
Ferme ta bouche,
Sinon la mouche
Va te piquer,

Qui tourne
Chez ceux
Qui se
Détournent.

Qu’aux
Ombres
Sombrent
Faux.

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Derniers textes dans le recueil Oripeaux (10, 12 octobre) :

Un essai d’« inclusion contradictoire » :

l’espoir

toujours TE chérirai 
sur ta cHAIR ivoirée 
bouche oSERAi serrer 
oh d'aMON SEUL mirée 
dame l'ESPOIR paraît

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Une suite alvéolaire exhaustive :

Le détonnant

Tout damné : l’onde atone, la nue étendue, l’îlette au doux nom.
Attendant là, non dételé, nu. N’entend l’ode à l’automne indien.
Etonné du lied inutile, n’ouït du talent le don ténu.
Honteux, nul, hideux, d’un huileux ton, néon dolent teint l’éden athée.
Telle des nuées de loups, tonne nuit lente de l’ennui tiède.
Etiolé, noyé d’idéal anéanti, noue le doute aux lianes du temps.

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Journal

1er octobre : Comme chaque année le site Zazie mode d’emploi rend hommage à un Oulipien : cette année c’est Frédéric Forte, dont un texte selon la tradition est proposé à la réécriture de chacun. Voici mes premières participations.

Chanson d’évasion

    Désir ! Mortel fauve
branle fort.
    D'un gris hall j’attends...
                Ce merdier
            ça me hante.

    « Toi tu te radines,
            valet criard, pion ingrat,
        prince des chenils,
                et ta face foutrement
        vipérine, funk, gore,
            misérable corps en vrille,
                trop se vend » — Mes nerfs grincent. Non !

                Le disciple baveux
                    part. Fuit, entamé, lésé.
            ( Plus soif des jus tièdes ! )
                    Ho je te vomis l'amibe,
                assez farci ton rictus.

Hippy, cajun, par ces temps durs m'arracher des
            carcans visqueux. Et que j'ose
                    l'orge brun sous le tir des armées.
« Noir, seul, le traître chante
                        choix léger : rester zéro »

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bim !

     crochet gauche              pas appris         danse dernière
                               balle punchée 

respirations infra-minces     décalages petits        mode idéal
                            frottements simples

    visite à deux             nuit accélérée         lumières vues
                         tropicalisme alternatif

                                   il
                                   y
                                   a
                                   un
                                   cable
                                   tendu 

 atlantique traversé          années rétro             noir aimé
                              effet stéréo

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27 septembre : ANGUISH

A mysterious reader from the United States has visited this site 150 times in six days. My fear is that it is a robot, with the risk for this site to have to close in a few days. If this is not the case, I welcome the person whose interest greatly honors me, and I ask her to reassure me by a small message by going to my page « contact ».

Un mystérieux lecteur des Etats Unis a consulté ce site 150 fois depuis six jours. Ma crainte est grande qu’il s’agisse d’un robot, avec le risque de voir ce site devoir fermer d’ici quelques jours. Si tel n’est pas le cas, je souhaite la bienvenue à cette personne dont l’intérêt m’honore beaucoup, et je la prie de me rassurer par un petit message  en se rendant sur ma page «  contact ».

 

 Suivez ce lien pour retrouver les dates plus anciennes dans la page «journal».