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Dernier haïku dans Hydrea:
un tyran vainqueur
une ville assassinée
un ciel rouge sang

15 janvier : A l’occasion de l’édition de janvier 2017 de « La ronde », échange entre blogs qui a lieu tous les deux mois, je suis heureux d’accueillir Elise :

ronde-janv-17-Jeune-communiante

une inconnue, si lointaine et si proche, la regarder, grave, recueillie, concentrée, lui avait-on dit « attention ! regarde, un petit oiseau va sortir« , des accessoires, chapelet, faire son chapelet, égrener le chapelet, songer au vers de Rimbaud « il égrenait dans sa course des rimes« , le missel, sa belle reliure, cadeau du parrain ou de la marraine, dans les campagnes le seul livre de la maison, même les vides-greniers n’en veulent plus, le voile retenu par une guirlande de fleurs, désormais, à la messe du dimanche ce serait la mantille blanche,la poser sur la chevelure, tout un art, la blanche, avant la noire, celle de l’épousée et de la tête aux pieds l’aube blanche, le corps avalé, un idéal de pureté, une répétition avant-goût de la cérémonie du mariage, disparu un monde ritualisé et avec lui les mots qui le scandaient chapelet, missel, communion, aube

ronde-janv-17-Charles-Haas

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1er janvier : Bonne année pythagoricienne

2017_annee_pythagoricienne

Qu’événements heureux, que fêtes, que rêve et démesure,
Tels rire de premier né, viennent t’emplir de fièvre et t’enivrer :
Matins frais, amis, vin parfait.

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Dernier texte dans le recueil Vagabondages (5 janvier) :

Un bigollo dédié à Françoise Gérard :

La forêt

Nous marchons
La forêt se dresse
La progression n’est pas facile
Nous trébuchons nous nous relevons et nous marchons
Des épines se fichent profond dans notre chair nous nous cabrons en gémissant
Nous marchons encor le souffle court dans la vapeur lourde et les vêtements collent à notre peau lacérée dont le sang les macule

Ténébreuse
La forêt se dresse
Tous les repères sont brouillés
Nous ne savons pas le but de cette traversée
Pourtant nous marchons toujours avec cet absurde courage des déracinés

Mystérieuse
La forêt se dresse
Parfois sous la voûte des branches
Un flot de soleil perce magique et tout s’embrase

Peurs et joies
La forêt se dresse
Sur le chemin des vagabonds

Murmurante
La forêt se dresse

Et nous mène

Ouvrir la page de ce poème sur ce site ; sur le site « Le vent qui souffle » de Françoise Gérard

Journal

28 décembre : Joie d’apprendre la grâce totale accordée à Jacqueline Sauvage. Je lui avais dédié le poème suivant le 24 décembre, jour où de nombreuses voix se sont élevées après le refus de sa libération anticipée :

femme entre les murs
regarde par la fenêtre
que le fer meurtrit

regarde l’étoile
qui ce soir brille pour toi
que le fer meurtrit

sa clarté reflète
l’affection de tes amis
que le fer meurtrit

la main de justice
se détourne de ta chair
que le fer meurtrit

des coups et des viols
de l’enfer d’une famille
que le fer meurtrit

on a mieux à faire
que s’attarder à la femme
que le fer meurtrit

femme entre les murs
l’étoile brille pour toi
que le fer meurtrit

écoute le chant
ce soir de tous les enfants
que le fer meurtrit

scintille l’étoile
dans leur cœur et dans le tien

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4 décembre : Mort du dessinateur Marcel Gotlib.

marginaux lurons                    céladons dingos 
                      gotons 
 
 mariés gais                      célibataires fluides 
                   libertaires 
  
                      gotha 
                      libère 
                      maraud 
                      céleste 
 
marrades à brac                    célébrité glaciale 
                      gotlib

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