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Dernier haïku dans Hydrea:
je n’ai pas dormi
dans la rue aux senteurs tièdes
j’ai mangé la lune

 

15 septembre : Le poème suivant est dédié à Aslı Erdoğan, femme de lettres emprisonnée dans les geôles turques.

signal a rôdé

Vers sauvages.
Œuvre où grave rage.
O Sœur à verve ravageuse !
Au rivage s’agrège vase où ruse s’égare :
Ose voguer, rouge gourse, sur vague susurreuse où vue ouvre vers aurore.

Aga voue
Œuvre où grave rage
A ses rouages égorgeurs.
Réseau gore agresse gueuse, rosse, serre gorge.

Sous servage,
Œuvre où grave rage
Verse sève à grosses gorgées.

Sage orage,
Son lied noir de rage

Sauve rêve.

Ouvrir la page du poème sur le site « simultanées » d’Hélène Verdier, qui l’accueille dans le cadre de l’échange entre blogs « La Ronde »

 

Derniers textes dans le recueil Oripeaux (26 et 27 septembre) :

Un distique holorime :

rime milliardaire, ville ruinée

La Belfortaine ulule « Oc ! Haut motive
Label fort »  – T’es nulle : eus locomotive ?

Exégèse :

Cette population de la ville au lion
Fière de sa motrice à la vitesse grande,
Le monde des profits, ce moderne talion,
Aux limbes la jette. Et confisque la prébende.

Ouvrir la page du poème

Un poème offert :

aile s’élève

doux cri
mémoire aviva l’air iodé
terne élément lent ou raide
l’ombre a couru
j’y sens mon âme ourdir aussi
elle unit vrai silence et faux veuvage
de meurtre en blanc

Ouvrir la page du poème

 

Journal

29 août : Pour mon retour sur les ondes, un petit hommage à Brigitte Célérier qui met fin à ses errances quotidiennes en Avignon chez qui tant de nous ont puisé des trésors d’humanité et de poésie.

Celle qui marchait veut s’asseoir
Ceux qui ont lu tant de lumière
Lui disent merci reste fière
Et goûte la brise du soir

24 juin : Brexit

Sur les consonnes

Rixe et boxe au bar :
Roturier taxe ta bière.
Barre-toi, barbare !

Sur les voyelles

Dépit de l’Empire :
Reine indigente se tire
Vers le billet vert.

 

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