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Dernier haïku dans Hydrea:
le cercle d’amis
la place que je retrouve
le bon feu de joie

 

15 novembre : Pour une nouvelle édition de La Ronde, échange bimestriel entre blogs, dontle thème est cette fois-ci « lettre(s) » j’ai la joie d’accueillir Giovanni Merloni :

La lettre qui va tout compromettre

Sculptant dans l’écorce d’une fête champêtre
Qu’un rêve m’octroie rien qu’ouvrant ma fenêtre
Ma lettre sincère retrace la trame de mon être.

Chaque lettre de ma lettre je désire te soumettre.
Dans tes légers filets volontiers je m’empêtre
Car enfin dans tes bras je voudrais bien me mettre

Si je traîne mes guêtres oubliant mes ancêtres
Si je mène une vie piètre en me passant des maîtres
Si mes sabots de hêtre arpentent des kilomètres

Rien que pour le bien-être que tu vas me transmettre
C’est au pied de la lettre ce que j’ai à te promettre
Car voyant m’apparaître tu voudras bien l’admettre

Qu’il n’y a qu’un millimètre séparant nos deux êtres
Que ce n’est pas une lettre qui nous fera omettre
De commettre le délit qui va tout compromettre.

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Voir la page de ce poème

tandis que mon poème « L’e » est lui-même accueilli sur le site de Jean-Pierre Boureux.

11 novembre : Cette première tentative de tweet à 280 caractères, en ce jour de commémoration, revêt en fait pour moi une toute autre importance :

commémoration

la guerre
ce sont des crimes
des larmes des infamies
se souvenir en ce jour de nos héros
c’est se rappeler que des gens très bien
pour défendre les intérêts suprêmes de la nation
leur ont ordonné de commettre les crimes
de faire jaillir les larmes
d’épouser l’infamie
et de crever

Voir la page de ce poème

8 novembre : La longueur des tweets passe à 280 caractères. Ce jour-là j’envoie deux twooshs de 140 caractères chacun, avec le commentaire suivant : « car je pense qu’un restera toujours à 140. Comment s’appellera donc le #280 ? ? Bof, a-t-il quelque intérêt littéraire ?  ». La question, posée sur la liste Oulipo m’a permis, par les réponses de Nicolas Graner et Gilles Esposito-Farèse, de conclure que oui.

Premier twoosh :

Entrouvrir le frigo se verser une bière
S’asseoir en ce fauteuil qui soutient les lombaires
Savourer chaque instant sourire et puis se taire

Deuxième twoosh adressé à Lirina Bloom, qui avait inventé cette forme, un « septuor » ( 140 = 1+4+9+16+25+36+49 retours-lignes compris ) :

à
toi
ô twoosh
cent quarante a
été cet habit de lumière
qu’on ne quitte que le jour dernier
lorsque la poussière recouvre l’or des broderies

Comme toutes mes contributions à twitter on retrouve ces deux textes sur la page « Twilipo  »

 

Dernier texte dans le recueil Vagabondages (17 octobre) :

La bréhaigne

La bréhaigne
Connaît chaque source
A remonté chaque névé
Guidé les éterlous par les sentes de vertige
Les a rassurés chaque jour de tempête quand sifflaient les aiguilles de givre
Leur a montré comment d’un bond flamboyant s’envoler de roc en roc riant du fusil dont l’écho déchire la paix de l’alpage

Ce matin
Le soleil est noir
Les blocs roulent sous le sabot
Elle pose un genou pour reprendre un peu son souffle
Voit légers les cabris passer déjà la cime et la harde s’éloigner sans bruit

Autour d’elle
Les monts immobiles
Le fredon serein des cascades
Au violet du ciel le cercle magique de l’aigle

La bréhaigne
N’a pas une plainte
Elle agenouille sa souffrance

La joubarbe
Frôle son museau

Le vent passe

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Dernier texte dans le recueil Ouvrir (11 octobre) :

La boule qui fond

Quand Freluquet sollicita les suffrages de la nation,
Moins d’un quart en le choisissant dirent croire à son babillage.
Quand deux tiers, en votant pour lui, refusent gangrène et carnage,
Fier, dédaigneux, il se prétend porté par vaste approbation…

Voilà celui qu’on n’aime guère
Parce qu’il ne nous aime pas,
Qui fait manger notre repas
Par les Maîtres qui nous font guerre.

O Freluquet !
Ferme ta bouche,
Sinon la mouche
Va te piquer,

Qui tourne
Chez ceux
Qui se
Détournent.

Qu’aux
Ombres
Sombrent
Faux.

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Dernier texte dans le recueil Oripeaux (23 octobre) :

Un bigollo suivant le jeu de la vie :

Rupture

Crochet gauche
Dans le punching-ball
Qui se dandine impardonné.
Paf ! mon direct droit sonne furieux, bondi d’un coup.
Instant noir dans un local suant l’odeur d’homme fauve. Parce qu’il faut bien vaincre.
Fixant l’ombre, à vomir je bois, sonné, un litre d’un côt impur souillant mon shirt dans un collapsus atroce, jumbo détraqué.

Onde vague :
Dans le punching-ball
Un jingle naît, sévit, m’accroche,
Atomise mon immonde cuite d’un long riff.
Un choc – un glissando vrillant – un choc. Hauban, nœud, corde claquent, battent, puissants.

Forme flasque
Dans le punching-ball.
Pluie d’acier criant l’océan,
Poing de noir dompté qui veut voir d’un jour gris la mort.

Honte au serf
Dans le punching-ball
Qui déjà vide gît sans forme.

Crochet gauche
Dans le punching-ball.

L’ombre tangue.

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Journal

20 octobre : Après la prestation télévisée de notre président, voici une exploration de notre catéchisme politique :

ainsi soient-ils

premier de cordée
deuxième d’escouade
troisième de défilé
quatrième de parade
cinquième de procession
sixième de file
septième de queue
huitième de troupeau
neuvième d’exode
dixième de convoi
onzième de peloton
dernier d’exécution

Voir la page de ce poème

1er octobre : Comme chaque année le site Zazie mode d’emploi rend hommage à un Oulipien : cette année c’est Frédéric Forte, dont un texte selon la tradition est proposé à la réécriture de chacun. Voici mes premières participations.

Chanson d’évasion

    Désir ! Mortel fauve
branle fort.
    D'un gris hall j’attends...
                Ce merdier
            ça me hante.

    « Toi tu te radines,
            valet criard, pion ingrat,
        prince des chenils,
                et ta face foutrement
        vipérine, funk, gore,
            misérable corps en vrille,
                trop se vend » — Mes nerfs grincent. Non !

                Le disciple baveux
                    part. Fuit, entamé, lésé.
            ( Plus soif des jus tièdes ! )
                    Ho je te vomis l'amibe,
                assez farci ton rictus.

Hippy, cajun, par ces temps durs m'arracher des
            carcans visqueux. Et que j'ose
                    l'orge brun sous le tir des armées.
« Noir, seul, le traître chante
                        choix léger : rester zéro »

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bim !

     crochet gauche              pas appris         danse dernière
                               balle punchée 

respirations infra-minces     décalages petits        mode idéal
                            frottements simples

    visite à deux             nuit accélérée         lumières vues
                         tropicalisme alternatif

                                   il
                                   y
                                   a
                                   un
                                   cable
                                   tendu 

 atlantique traversé          années rétro             noir aimé
                              effet stéréo

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27 septembre : ANGUISH

A mysterious reader from the United States has visited this site 150 times in six days. My fear is that it is a robot, with the risk for this site to have to close in a few days. If this is not the case, I welcome the person whose interest greatly honors me, and I ask her to reassure me by a small message by going to my page « contact ».

Un mystérieux lecteur des Etats Unis a consulté ce site 150 fois depuis six jours. Ma crainte est grande qu’il s’agisse d’un robot, avec le risque de voir ce site devoir fermer d’ici quelques jours. Si tel n’est pas le cas, je souhaite la bienvenue à cette personne dont l’intérêt m’honore beaucoup, et je la prie de me rassurer par un petit message  en se rendant sur ma page «  contact ».

 

 Suivez ce lien pour retrouver les dates plus anciennes dans la page «journal».