Bienvenue sur le site talipo

Dernier haïku dans Hydrea:
brouillard au vent cède
les poings se lèvent les têtes
et la terre gronde

10 juillet : Victoire en demi-finale.

ce n’est pas leur faute
si le sang colle au ballon
ils ont bien joué

4 juillet : Mort de Georges-Emmanuel Clancier.

Ce signe menu, graal morcelé :
Georges-Emmanuel Clancier

26 juin : En réaction à une actualité scandaleuse aux États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, où des migrants se sont vus arracher leurs enfants envoyés en centres de rétention :

zèle des exécuteurs

zele-des-executeurs

Voir la page de ce texte

800px-Ambigramme_Oulipo_(bold_pencil)

Dernier texte dans le recueil Oripeaux ( 4, 10,11 juillet ) :

Deux sonnets à vocabulaire limité :

Après ça, que répondre ?

Cet homme que la mer arrivant pensait prendre,
Un jour où tout semblait dire  » Je vais t’avoir  »
Où Dieu lui-même le regardait sans pouvoir
Faire rien contre l’eau qu’on n’aime pas entendre,

A parlé d’autres temps, en ce moment de rendre
Une vie où jamais de ses yeux n’allait voir
La femme de son cœur, croyant ses mots, vouloir
Donner sa main, rester avec lui, puis attendre.

 » Enfant, je sentais quand allait le coup venir,
Connaissant où passer, quelle chose tenir.
Je comprenais un peu que devenir et qu’être.

À l’heure de la nuit, ma tête va devoir
Trouver maison de terre où pour toujours se mettre,
Et le monde de moi sortir et ne savoir. « 

Voir la page de ce texte

Voix, grandes eaux.

Cet enfant tête en l’air ne se fera-t-il prendre
À sortir dans la nuit, parlant vingt fois d’avoir
Compris qui a donné au monde de pouvoir
Répondre, quand les dieux regardent sans entendre ?

Son père lui a dit qu’il ne faut jamais rendre
À celui dont le cœur n’arrive pas à voir
La belle heure qui passe et, restant, croit vouloir
Cette chose qu’il semble à tout moment attendre.

Mais qui aime sentir, jusque vers lui, venir
La femme, le jeune homme, et dans sa main tenir
Une petite vie où deux bons yeux vont être,

Alors cent terres, oui, mille mers, vas devoir
Aller trouver pour un jour, en sa maison, mettre
Ce rien des premiers temps qu’il demande à savoir.

Voir la page de ce texte

… et un sonnet à vocabulaire co-limité :

Civilisation

Soudain, cri déchirant : soudards fondent ravir
Tel bambin arraché, comptant mère réduire ;
Icelui menotter afin vite conduire
Devers prison, niant plaintive peur ouïr.

Ô pays tortionnaire ! Hydre espérant fournir
Chaque matin moisson palpitante ! Crois lire,
Parcourant moult médias, médecin fol prescrire
Potions inoculant mal achevant moisir.

Solidaires, unis ! Chacun, fier, part descendre
Occuper maint quartier, plusieurs martyrs défendre,
Résolument dressés, arcboutés, lourd peser.

Lâche doux innocents, Hérode, écris promettre
Noirs dessins refouler, terrible arme poser ;
Despote agenouillé, gens étranges admettre.

Voir la page de ce texte

Journal

21 juin : Fête de la musique

fête

aria
boléro
croche dièze et fandango
guitare
harpe
insolent jazz klaxonné
lento
majestuoso
notes ostinato percutées qui roulent
scélérat
tintamarre
unissant viole wood-block xylophone
yodels zutiques

14 juin : Lancement de la coupe du monde en Russie.

des footballeurs dit-on s’affrontent
chez le dictateur au cœur noir
sur l’écran je mets l’éteignoir
que les gagnants boivent leur honte

4 juin : Anniversaire du massacre de la place Tien An Men.

Place nette

par      le      plus   beau    juin la      nuit prend  place
tanks    tout    de     go      1    sang    dû   le     tien
et       courent mille  tombent 9    meurent 3    quel   an 
armes    contre  jeunes par     8    fois    au   pleur  men
blanches heures  tués   nus     9    0       4    gisent là

Voir la page de ce poème dans laquelle on trouvera également reproduit un poème d’Alain Chevrier, source du présent texte.

 Suivez ce lien pour retrouver les dates plus anciennes dans la page «journal».


L’ambigramme du mot Oulipo est l’œuvre de Basile Morin. Je recommande la visite de son beau site.