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Dernier haïku dans Hydrea:

femme bleu mystère
de ton argile première
monte la lumière

8 mars : Journée internationale des droits des femmes. Le haïku placé en tête de cette page fait suite à d’autres écrits notamment en 2013 et 2015

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Dernier texte dans le recueil Oripeaux ( 17 mars ) :

Un ovillejo à la manière de Cervantes :

C’est traversé !

Qu’est-ce qui flanque trouille et doute ?
C’est la route.
Sur qui toujours voiture beugle ?
Sur l’aveugle.
Qui nous guide, qu’on suit et damne ?
C’est la canne.

Ouf ! C’est traversé ! Tremblant, il ahane.
N’empêche, lorsqu’il s’est précipité,
Les folles autos l’ont bien évité
Sur la route, l’aveugle, sans la canne.

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Dernier texte dans le recueil Systoles ( à partir du 16 mars ) :

Suite berlinoise

Une suite de six bigollos inspirés par un voyage à Berlin. Voici le premier :

1 – Linden

quatre rangs
où gercent figés
les arbres au calme parfum
quatre traces depuis une arcade que martèlent
quatre chevaux au regard de métal que mène impassible l’ange du malheur

quatre files
de pénitents nus
entre les murs immaculés
où ne se lit au fronton que l’impérieuse absence

quatre larmes
ont roulé tout droit
traînant un sillon de poussière

quatre lignes
la partition vierge

du silence

Voir la suite en totalité : 1 Linden 2 Insel 3 Einsinken 4 Mutter

Journal

18 février : Ayant lu sous la plume d’une personne très estimée « Injurier un écrivain et académicien est un exercice intellectuel difficile. Il y faut du talent, un choix original de mots, un humour cruel. Les antisémites qui ont injurié Fienkielkraut étaient navrants de bêtise et de platitude. Sous ces gilets la crasse. »

les grands et les petits

toi volonté d’écraser l’autre
toi l’argument d’autorité
toi mépris du verbe emprunté
toi courtisane patenôtre
je vous récuse

toi la condamnation sans preuve
toi la ruse du mot fardé
toi l’enthousiasme à lapider
toi poison dans l’eau qui abreuve
je vous récuse

toi le cadenas sur la porte
toi l’insensible majesté
toi le cœur par l’or infesté
toi le sommeil de l’âme morte
je vous récuse

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16 février : Un article important de François Bon « Mécanismes de survie en littérature hostile » dans un numéro spécial de la revue Littérature réalisé par Olivia Rosenthal et Lionel Ruffel « La littérature exposée ». Une réaction :

aucun ISBN tatoué sur mes recueils
leur grave troupeau
sous les palmes de mon arbre
cherche la chaleur du soleil et de l’amour
chaque mot
dans une vibration qu’entretient le lecteur
devient sa musique
et m’oublie

3 février : Josette Audin, après une longue vie de courage dans la lutte pour faire reconnaître le meurtre de l’état français contre son époux Maurice Audin, s’est éteinte aujourd’hui. Une belle absente :

Josette, quel chemin rêvé de plomb figé,
Avec l’homme giflé, paqson jeté de bord.
Ô combat pour juger l’horreur, au front visqueux,
Qu’ont fols paras, d’abjecte rage, au champ gravée.
De quel bras vif portas ce juste blâme ! Hommage.

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 Suivez ce lien pour retrouver les dates plus anciennes dans la page «journal».


L’ambigramme du mot Oulipo est l’œuvre de Basile Morin. Je recommande la visite de son beau site.